Accueil du site - Contractualisation - La contractualisation ovine - Lettre ouverte aux représentants de la grande distribution

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Représentant une filière riche de plus de 5000 points de livraison, soit plus de 8000 éleveurs de brebis laitières,

nous avons été étonnés de ne pas avoir pu présenter auprès du médiateur des relations commerciales agricoles leurs inquiétudes et leurs difficultés. Ces dernières doivent être entendues et prises en compte dans les discussions que vous avez avec nos transformateurs.

Notre lait est transformé en fromage ou produits frais, le plus souvent dans le respect de cahiers des charges qui contribuent à sa valeur. Nous n’avons donc rien à attendre de l’évolution du marché des produits industriels qui ne nous concerne pas.

Aujourd’hui, que constatons-nous ?

 Un abandon de l’élevage de brebis laitières, qui s’accélère ces dernières campagnes, et montre bien la désaffection envers une production qui ne permet plus de rentabiliser nos outils de travail ;

 Un indice IPAMPA (Indice des prix d’achat des moyens de production agricole, représentatif de nos coûts de production) qui a augmenté de 38 % en cinq ans, hausse jamais entièrement répercutée sur la valorisation de notre production.

Il est donc urgent de répercuter sur nos prix du lait l’augmentation du prix des intrants, qui s’est encore accélérée ces derniers mois.

Dans les rapports indispensables que nous avons les uns avec les autres dans cette filière ovin lait, il est nécessaire qu’un climat de confiance s’installe de telle sorte qu’aucune des parties ne vive aux dépens d’une autre. Nous espérons qu’un « commerce équitable » puisse bientôt qualifier nos rapports. Ainsi nous pourrons continuer à affirmer aux consommateurs que « nos brebis font les paysages que vous aimez ».

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